JUAN BLANCO

 

dernier train

Et des heures, et des heures, dans la poussière
entre des villes de jardins, des montagnes de pierres
les mains posées contre la fenêtre
et mes yeux qui naviguent sans un repère

et des heures, et des heures, loin de mes tours
entre des villes de nuit et des voyages de jour
les pieds coincés sous la fenêtre
et ma tête qui navigue sans un détour.

des ombres peintes sous des gares,
fleurs de ces terres hostiles
de l’encre pour dessiner des phares
mes mots qui s’affinent


Yo quiero verte morir bailar en tu pecho que me dejes sentir tu miedo
Yo quiero verte huir si te entra panico ya lo veo consumirte por dentro

no me digas quien soy, se van la luna y el sol qué ves de mi, qué sabes de ti ?
No me mientas que voy a ver otro mundo sin ti qué quieres de mi? Siento que sales de mi

15 años en mi piel sigo amarrado a tu cielo yo quiero verte asumir tu miedo
no me dejaste volar tampoco me quieres dar oportunidad de ser amante
Amar la vida juntos pensar como si fuéramos de los que queman sus alas al sol
ahora te puedes ir otra mente destruir que dé vuelta la fe en mi

 

Verte Morir


 

10 dias de luz

5 dias sin ver horizontes poblados
sangre y colapsos, cielos que tienen ojos
Aquí donde quería ver unas olas de fuego
Para llevar mi barco, al fin del infierno

Donne-moi plus que ton corps
des nerfs cachés sous la glace
L’odeur de ton absence
Qui m’écarte et me fracasse

10 fois plus de silence
Que dans mes rêves de masse
J'irai mimer tes danses
Au-delà des grands espaces

10 días de luz, en mi cabeza la luz
de las que prenden fuegos, amor y colapsos
Y si siento dolor, será por los clavos
que me voy quitando de mi piel sangrando


Ô diable que des mains
me touchent et me caressent
me réveillent pour dépeindre
l’ombre de mes faiblesses
me laisseras-tu dormir ce soir ?
Même si ce soir comme toutes les nuits
je finis par ne plus y croire
me laisserais-tu seul dans le noir ?

Aux anges de mes cieux
de ceux qui veillent contre mes songes
et de ces spectres disgracieux
qui me recouvrent de mensonges
me laisserez-vous partir ce soir
et pour mieux faire de mes envies
de quoi faire sauter les miroirs
me laisser bercer par la pluie


J’aimerais bien un jour toucher ces formes qui dansent sur mes pieds

et c’est dingue ces nuits sous la volée d’étoiles qui filent, courtes dans la durée

me raconteras-tu ta vie ce soir, ne plus me laisser seul dans le noir.

 

Ô Diable


J’ai fouillé ces océans

été plus haut que ces montagnes

écrire pour le plus beau de mes enfants

tué la plus belle de mes compagnes

 

J’ai grandi dans un monde fait de néant

Dormi les yeux ouverts sous ces remparts

À quoi bon vivre dans son temps

Si ce n'est pour vivre de son art

 

J'ai bougé mon corps seul en rampant

Perdu du sang, vu tout en noir

Il est temps pour nous de voir devant

L'ombre du monde et de l'espoir

 

 

le temps s'en va


 

 

Des Voiles

J’attaque la foule à coups de crosse
prends mes mains pour des armes
demande pardon puis décroche
à bout de souffle mais sans larme
J’étendrais mon ombre sur vos corps
pour revivre de mes cendres et ces longues
soirées de misère que l’on comble
par des « Toi tu crames, moi je pars »

J’entame une carrière de menteur
à l’heure où les dames sont en fleur
de ta bouche d’où ces mots me reviennent
et ces larmes que tes joues ne retiennent
Ce sont mes mains qui tremblent et mon cœur
qui raccroche ma tête en ces heures
ce sont mes mains qui récoltent la poussière
de tes reins, retiens tes jambes et meurs.

J’avais pour faire tourner le monde
des états d’âmes, regarde mon ombre
je suis cet homme fait de mystère
j’épelle ton nom là sur ces terres
Le contrôle de mes jambes que je perds
l’envie de sortir qui me guette
je reprends mon souffle et m’inonde
reprends mon souffle et replonge.


Des étoiles plein les yeux
dans un monde sans lumière
et ma main de son creux
te recouvre de poussière
j’ai les jambes bien trop lourdes
et le cœur trop ouvert

Il est là mon trésor,
de ces terres que de l’or
de ces terres rien ne sort
de mon âme qui se perd
j’ai les jambes bien trop lourdes
et le cœur trop ouvert

Fais l’effort si je dis
que ton pays n’est pas mort
de ta bouche d’où ne sortent
que dégoût et mépris
mais la langue de Shakespeare
n’est point celle de ces terres
et je pleure de devoir
arrogant, te faire taire.

 

alaska


 

Sonora

J’écris pour faire voler ton ombre
décoller ta peau sous mes ongles
j’ai vu mille soleils
mais bien trop peu sous ton aile

Je nage pour dompter l’océan
j’aimerais flotter plus souvent
j’ai vu mille lunes
des étoiles au-dessus des dunes.


J’essuie la fatigue sur mes yeux
loin des chiffres, 32 nuits sous ces cieux
j’ai mal et le mal du pays qui me guette
et pas mal de souvenirs qui m’obsèdent
des rencontres signées par ces bleus
échos de murmures sur un parterre rouge feu
dans mes veines et la même rengaine
j’essuies mes larmes sans trop de peine

Je transpire de l’or
de la sueur dans les décors

Il pleut je dessine sous les nuages
du graphite pour nourrir ces pages
c’est mon corps qui s’envole et mon âme
qui rejoint des plaines interminables
peu à peu c’est le ciel qui s’embrase
langage de ces terres, les ombres se propagent
je suis seul et m’endors peu à peu
la fatigue qui s’abat sur mes yeux

je transpire de l’or
(et chaque jour dans ma tête, je répète de me mettre)
de la sueur dans les décors
(à l'abri des regards, des grands vents qui m'émiettent)
je transpire de l’or
(et chaque jour que je passe, à lire entre les lignes)
de la sueur dans les décors
(de peur qu'on m'arrête)

 

 

32 nuits


 

Qu’ils crèvent

Et j’ai vendu mon âme
et j’ai vendu ses fables
pour ton bien, rien que pour ton bien
Pour ton bien

Mais qu’ils crèvent, la bouche ouverte

Je m’enivre de leur plaisir
je m’enivre, de leur dégout
et puis je tire, sur tout ce qui bouge
et puis je tire

Mais qu’ils crèvent, la bouche ouverte

Je suis partout
sous ta peau jusqu’où
j’irai me cacher
j’irai me planquer